Comment briser sa solitude et créer son réseau

Mis à jour : mai 19


Ce post n'a été sponsorisé ni par le confinement ni par Covid-19😉


On a beau être une autoentrepreneure dynamique, pleine de vie, il existe 2 mots qui nous font grimacer : l’un est le fameux et très mal aimé « vendre ». L’autre n’est pas plus charmant : « solitude ». Et c’est sur ce deuxième terme que je vais m’attarder aujourd’hui. Hélas, les apprenties entrepreneures que nous sommes sont vite confrontées à une réalité peu réjouissante de l’entrepreneuriat : ce n’est pas parce qu’on devient entrepreneure que tous les autres entrepreneurs deviendront nos amis. Aïe ! Première claque ! Sans parler de la concurrence rude qui règne dans certains secteurs… (deuxième claque, grrr !) Alors, je vous vois venir : « Et les soirées réseautage, les club business, et les espaces de coworking ? Tout ça, ça compte pour du beurre ? » Bien sûr que ces méthodes classiques pour briser la solitude marchent pour certaines d’entre nous. Mais qu’en est-il du reste du groupe ? Serions-nous condamnées à la réclusion entrepreneuriale ? Grand Dieu, non ! Il y a aussi une autre façon d'aborder sa solitude et d'en sortir. Par contre, on ne pense pas à l’utiliser de prime abord, je l’ai moi-même découverte très récemment. Et comme d’habitude, je la partage avec vous😉.


Quand la solitude devient un fardeau pour notre projet


Février 2020. Je me suis transformée en un véritable ermite. Je travaille d’arrache-pied pour finaliser le retravail de mon manuscrit. Ma deadline : en mars, je l’envoie chez la correctrice. Autant vous dire que je boulotte. Si je ressens une certaine fierté d’être le seul et unique patron de mon projet, le revers de la médaille n’est pas très folichon : plus les jours passent et plus je ressens la solitude m’envahir. Elle écrase de tout son poids mon projet, mon quotidien de free-lance et dans la foulée mon moral ! Je commence à avoir des pensées du type :


« J’aimerais bien me confier à d’autres entrepreneures sur mon projet », « j’aimerais bien rencontrer des personnes qui pourraient m’éclairer ou me donner un coup de pouce, mais je ne sais pas qui !»

Et quand je suis au fond du fond:


« J’en ai marre, je fais tout toute seule !! »

Je décide alors de partager ces états d’âme dans un post de la page Facebook du blog

 « La solitude de l’entrepreneure, on en parle ? » Ce micro-blog ne laisse pas certaines indifférentes. La réponse d’une internaute est sans équivoque :  elle aussi se sent écrasée par son projet, devenu trop lourd à porter pour elle toute seule et n’arrive pas s’entourer de bonnes personnes.


Que lui répondre à part les sempiternelles solutions de soirées de réseautage ? Après mûre réflexion et quelques expérimentations sur la question, la lumière a enfin jailli !


La solitude que nous éprouvons est en fait un carnet d’adresses vierge, à nous de le remplir !


Cela vous paraît-il contre nature ? Et bien dites-vous que c’est bien normal, car dès l’enfance, nous n’avons pas pris l’habitude de créer notre propre réseau. Rappelez-vous : ce sont nos parents qui choisissent notre école. D’emblée, nos petits camarades de classe ainsi que nos bons professeurs nous sont imposés. Ensuite, ce schéma se répète lorsqu’on franchit les portes du salariat. On ne choisit ni son patron et encore moins ses collègues. Cependant, la situation est socialement confortable: nous appartenons à un groupe d’individus avec lesquelles nous partageons une vision et des valeurs similaires…ou pas. En décidant de créer son propre job, cette norme explose :on ressent un vide, on se sent seule! Mais, cette solitude éprouvée est en réalité un super pouvoir, je dirais même une chance inouïe : on peut enfin choisir les personnes qu’on désire côtoyer, avec lesquelles collaborer. Dis comme ça, cette fameuse solitude perd de son effet déprimant et se construire son propre réseau devient tout de suite plus sexy, vous ne trouvez pas ?



Voir la solitude comme un carnet d'adresses vierge, c'est déjà plus sexy non?


Mais comment remplir ce carnet d’adresses vierge ?


Voici quelques pistes pour construire pas à pas notre propre réseau :


1. Utiliser l’incontournable LinkedIn

Nous avons lu une chouette publication sur une thématique qui nous intéresse ? Pourquoi ne pas contacter son auteur(e) ? Faisons-lui savoir que nous avons apprécié ses écrits et demandons-lui si elle ou il serait disponible pour prendre un café afin d’échanger sur nos parcours et expériences respectives. Les personnes sont en général très ouvertes pour ce style d’échange. Dans le pire des cas que risquons-nous, à part une absence de réponse ou un refus ?


2. Demander un coup de pouce à ses propres relations

Nous avons une relation qui connaît une personne que nous désirons contacter et nous sommes trop timides pour toucher cette personne nous-mêmes ? Demandons à notre contact de jouer aux « entremetteurs »


3. Profiter de la magie d’internet

Inscrivons-nous à des forums, communautés, groupes en ligne dans les thématiques qui nous intéressent. Soyons actives, mais ne justifions pas notre présence par une autopromotion sauvage de notre entreprise ou projet.


4. Créer du contenu

Que ce soit par des articles de blog, des vidéos ou encore des podcasts. Non seulement c’est une façon de prouver notre expertise, de dévoiler notre personnalité, mais en plus c’est un excellent vecteur de communication pour attirer à soi d’autres porteurs de projets. Je ne le dirai jamais assez, c’est beaucoup plus puissant que de participer à un cocktail sympa avec échanges de cartes de visite. Et je sais de quoi je parle 😉


5. Faire de la curation de contenu

Nous ne nous sentons pas l’âme assez créative pour concevoir du contenu ? Alors, faisons de la curation de contenu. En gros, que ce soit sur notre propre page Facebook, profil LinkedIn ou encore dans les groupes en ligne, partageons des contenus intéressants avec les autres membres en y incluant notre « touche ». C’est-à-dire en commentant ou résumant la publication de manière personnelle.


Créer son propre réseau demande de la patience et prend du temps. C’est une question avant tout de « feeling », l’occasion idéale de tester ses softs skills comme le dirait les directrices des ressources humaines 😉 C’est une compétence à développer, tout comme l’est l’apprentissage de la comptabilité ou de la vente. À chacune de trouver la manière qui lui conviendra le mieux. Seul notre état d’esprit pour se débarrasser de cette solitude trop encombrante doit être le même pour toutes : porter un autre regard sur elle et la transformer en une opportunité pour s’entourer des bonnes personnes. Pensons à toutes les rencontres inspirantes que cela peut générer. Bye bye alors le blues de l’entrepreneure ermite ou d’errer dans des soirées de networking en mode Recherche Susan désespérément et de vivre le réseautage comme un calvaire. Bon, on s’y met quand pour créer notre propre réseau et rencontrer plein de gens intéressants ?


Derniers conseils


  • Lorsque nous envoyons une demande d’invitation sur LinkedIn, personnalisons-la. Il n’y a rien de plus désagréable que de recevoir une demande automatique formatée !

  • Constituons-nous un réseau d’entrepreneur(e)s qui sont actif (ve) s dans notre secteur, mais aussi dans des domaines différents et/ou complémentaires

  • Lorsque nous invitons, payons toujours le café ! (c’est la moindre des choses hein ! 😉)

  • Lors de la rencontre, allons-y sans arrière-pensée. Le but, avant même de penser à faire des partenariats ou de vendre une offre commerciale, est de faire simplement connaissance, d’échanger et voir si la « sauce prend ». Faisons preuve d’empathie et d’écoute active !

  • Préparons la rencontre : quels sont les points qu’on veut aborder avec notre interlocuteur ? Quelles questions pouvons-nous lui poser ?

  • Montrons-nous disponibles pour donner de l’aide et des conseils. La personne sera ravie et elle nous « renverra l’ascenseur » à son tour.

  • Il vaut mieux avoir un réseau restreint, mais avec lequel on entretient de vrais échanges qu’avoir 5000 abonnés avec lesquels nous n’avons pas échangé un mot (la qualité avant la quantité !)

  • N’attendons pas de devenir entrepreneures pour commencer le réseautage. Le salariat ne nous empêche pas de réseauter. Nous avons assisté à une formation ou à un colloque ? Une certaine affinité s’est créée avec des confrères/consœurs d’une autre entreprise ? Gardons le contact !


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